La fête de la Sainte Famille B 31 dec. 2017 A.D.

 

La Sainte Famille et la famille sainte !

« ‘Touche pas à la famille ! Manif pour tous ! »

(Col 3, 12- 21 ; Luc 2, 22- 40)

(par P.P. Madros)

Le premier dimanche après Noël ou “après les vacances de la fin de l’hiver”!!!

Supprimer Noël et le remplacer par « les vacances de la fin de l’année » signifie « la fin de la France » ! Et ce n’est pas Noël qui paie seul les pots cassés, c’est aussi la famille : papa, maman et enfants. Comme quoi, Hérode le Grand n’est pas mort, ou si : il voulait supprimer l’Enfant de Jésus, il a tôt fini par tuer les bébés innocents de Bethléem, quelques-uns de ses propres enfants. Vouloir tuer le Christ, c’est tuer son propre pays, sa propre famille.

 

La Sainte Famille : à la Grotte !

Saint Luc nous le dit d’une façon spontanée et émouvante : « Les bergers vinrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le Nouveau-né, couché dans la crèche » (Lc 2, 16). Notons l’ordre ou le protocole des personnages, s’il vous plaît. D’abord Marie ! La Mère ! La Mère des vivants, la Mère du Vivant ! Les Romains ont compris le secret : le « matrimonium », d’où mariage, vient de « mater », mère, et « monium », loi : « la loi de la maman ». Pas de mariage complet et fécond sans maternité, maternité physique, physiologique pas figurée. Inutile de dire que dans « l’union » de deux personnes de même sexe, il n’y a aucune maternité et aucune paternité.

Ensuite arrive saint Joseph ! Il passe avant Jésus lequel est, pour le moment, un petit bambin ! Dieu ne dédaigne pas l’ordre naturel. Il ne le détruit pas ; contrairement aux efforts de beaucoup de gouvernements occidentaux. Ils veulent à tout prix éliminer le Christ et détruire l’ordre naturel. Ils veulent chasser « le naturel » ? Il reviendra au galop !

Ensuite arrive l’enfant, divin Enfant, mais pour le moment encore enfant ! Il n’a pas la préséance sur « ses parents γονείς », expression de saint Luc !

L’une des erreurs du Protestantisme, comme remarque le pope grec orthodoxe palestinien Georges Chahouane, c’est qu’il réduit l’humanité du Christ, en revenant sans le savoir à l’hérésie d’Eutychès. Le but était, non pas de s’attaquer au Christ, mais d’amoindrir l’importance de la Sainte Vierge et de Saint Joseph (que les Réunionnais appellent « l’papa du bon Dieu »). Mais le Seigneur n’est pas un tyran qui supprime et réprime tout le monde pour qu’il soit le seul à apparaître et à commander !

 

La Sainte Famille dans la présentation au Temple (Luc 2, 21- 40)

Il faut clarifier l’expression : « L’enfant fut appelé du nom de Jésus, nom indiqué par l’ange avant sa conception ». D’après une remarque du P. Gallez, la tradition sémitique voulait que la mère nommât l’enfant.

La Loi mosaïque postulait : « Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur » (Ex 13, 2 et 11). Il s’agissait de remercier Dieu pour le salut des enfants juifs, de l’Egypte, contrairement aux premiers-nés égyptiens, frappés par l’ange destructeur. L’épisode, franchement, n’est pas facile à comprendre. Bref, l’Eglise en Orient a étendu cette pratique, à savoir celle de la présentation-consécration, à tout enfant, premier-né ou pas, garçon ou fille. Les églises orthodoxes, gardant des traces de la mentalité judéo-rabbinique, reprise par l’Islam, font consacrer les garçons le quarantième jour, et les fillettes le quatre-vingtième jour, et encore les petites ne peuvent pas entrer à l’intérieur de l’autel.

L’Occident a vite fait de se débarrasser de ces chinoiseries rabbinico-orientales. Mais ce ne serait pas un mal de revenir à cette pratique, éminemment chrétienne, de consacrer chaque enfant au Seigneur ! Cela constituerait une occasion de plus de « mettre les pieds à l’église », d’être accueillis par le prêtre, et d’être encouragés dans la procréation (qui laisse beaucoup à désirer en Occident !)

Conclusions spirituelles

Dieu Lui-même est Famille dans le Nouveau Testament : Père, Fils et Saint Esprit, avec une maman terrestre, qui n’est pas déesse : la Sainte Vierge Marie. Les titres des personnes consacrées sont pris de la famille : « Pape, patriarche, abbé, Mère, Frère, Sœur… »

Papa et Maman ! On a beau tergiverser ! Ils sont irremplaçables ! Ils se complètent et garantissent l’équilibre de notre psychologie, où chaque sexe se complète par l’autre (jamais par le même sexe). Un proverbe arabe palestinien dit : « Après mon Papa et ma Maman, tous les hommes ne sont que des voisins بعد أمّي وأبي (أبوي) كلّ النّاس جيران ». Personne ne nous aime comme nos parents ! D’où la cruauté du divorce, de la séparation, des conflits entre conjoints ; des « familles » où les enfants sont tiraillés…

Autre conclusion : nous avons, toutes et tous, consacrés à Dieu par le baptême (si nous n’avons pas été présentés, en tant que bébés, au Temple !) Nous sommes devenus des « oints, des prophètes et des rois ». Comportons-nous en conséquence.

 

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